NOUVELLES NORMES MAI 2018

Le CT passe de 123 à 453 points de contrôle à compter du 20 mai 2018, on dénombrera quelque 606 défaillances et 132 points de contrôle, contre 453 défauts et 123 points de contrôle à l’heure actuelle.

 

Une défaillance mineure au CT, c’est quoi ?

Les « défaillances mineures », quant à elles, sont simplement mentionnées sur le rapport d’examen, sans obligation de contre-visite. En somme, elles ressemblent beaucoup au chapitre des « défauts à corriger sans obligation d’une contre-visite » qu’on trouve sur le rapport actuel du contrôle technique.  les défaillances mineures sont très utiles : elles  indiquent les dépenses qui s’annoncent, d’ici à la prochaine échéance du contrôle technique. Une manière utile de prévenir les pannes et les contre-visites. »

  • Mai 2018 : contrôle des incohérences de kilométrage

Lors de l’épreuve, le contrôleur interrogera le serveur central sécurisé du contrôle technique. Si le kilométrage actuel s’avère “inférieur à celui relevé lors d’un précédent contrôle”, un défaut sera signalé : non soumis à contre-visite, il sera un précieux allié pour révéler un compteur tapé. 

 

Une défaillance critique au CT, c’est quoi ?

Le qualificatif de défaillance critique est défini par une liste de 127 défauts jugés intolérables, dont certains se confondent avec les 203 défauts qui motivent d’ores et déjà une contre-visite.

On relève quelques exemples dans le Journal officiel de l’Union européenne : pression insuffisante dans le système de freinage, dommage externe sur le circuit de freinage, fuite de liquide de frein, fuite d’air sur l’assistance de freinage, bocal trop sale pour laisser voir le niveau de liquide de frein, câblage électrique risquant de toucher des pièces chaudes ou en mouvement, profondeur des sculptures du pneu non conforme, corrosion du châssis diminuant sa résistance, chute probable de pièces du pare-chocs ou des protections latérales, porte qui ferme mal, siège mal fixé, serrure qui se bloque inopinément, silencieux qui risque de tomber, formation continue de gouttelettes de liquide autre que l’eau.

  • Jusqu’au soir minuit pour réparer une défaillance critique

 

Deux mois pour faire réparer une défaillance majeure

 A compter du 20 mai 2018, le contrôle technique donnera deux délais pour effectuer sa contre-visite : avant la fin du jour du contrôle initial (en cas de défaillance critique) et sous deux mois, à compter de la date du contrôle initial (en cas de défaillance majeure). »Le véhicule devra se présenter à deux examens pour contre-visite : un premier pour confirmer que la défaillance critique a bien été corrigée ; un second pour la défaillance majeure.« 

  • Toujours 135 euros d’amende pour défaut de CT

Lorsqu’il détecte une défaillance critique, le contrôleur en informe le propriétaire du véhicule et appose sur le pare-brise une vignette qui l’autorise à conduire le jour même, mais pas au-delà. La vignette périme le soir même du jour du contrôle technique.

Sauf à faire réparer et à repasser le contrôle le jour même, l’automobiliste s’expose à une amende de 135 euros (minorée à 90 euros) s’il circule au volant d’un véhicule affligé de cette vignette « défaillance critique ».

Précision à l’attention de ceux qui seraient tentés de décoller la vignette et d’ignorer l’interdiction de circuler : le statut « en contre-visite » de votre véhicule est inscrit sur un fichier informatisé et sécurisé.

La vignette « défaillance majeure » donne droit, en revanche, à circuler durant deux mois. L’automobiliste dispose donc de ce délai pour faire corriger les défauts jugés « majeurs » mais pas « critiques ».

 

Diesel : opacité des fumées contrôlée à partir de janvier 2019

Le nouveau contrôle technique organise un contrôle plus sévère de l’opacité des fumées des moteurs Diesel, afin de lutter contre le retrait frauduleux des filtres à particules (un fléau connu sous le nom de « défapage« ).

Depuis 1996 déjà, la concentration en particules (opacité des fumées) est contrôlée sur les moteurs Diesel : mais le contrôleur se réfère à des seuils communs à tous les modèles, par tranches d’âge.

La réforme de mai 2018 introduit un contrôle du taux de particules en fonction de la valeur inscrite sur le titre d’homologation du véhicule, lorsqu’il était neuf. Cela va commencer avec les véhicules Diesel immatriculés à partir du 1er janvier 2011 (norme Euro 5) et cela passera progressivement aux véhicules des normes suivantes, dès lors qu’ils fêtent leur quatrième anniversaire.

 

Dès 2019, un nouveau contrôle sur l’opacité des fumées devra être beaucoup plus efficace. Surtout, il devrait permettre de détecter sur la voiture a été « défapé », c’est-à-dire si le filtre à particules (FAP) présents sur les modèles diesel a été retiré, ou s’il est défectueux. Cependant, pour un contrôle pollution plus poussé, il faudra attendre 2022. Seront alors vérifiés les niveaux de certains polluants comme les oxydes d’azote (NOx).

A charge pour le propriétaire de l’amener au garage dans ce délai pour effectuer les réparations. 

 

Les commentaires sont fermés.